Pendant longtemps, l’activité physique a été considérée essentiellement comme un moyen de prévention.
Aujourd’hui, elle est reconnue comme un véritable outil thérapeutique, intégré dans la prise en charge globale de nombreuses maladies chroniques : on parle alors d’exercise therapy.
L’exercice n’est plus seulement un conseil de bon sens :
Il devient un complément structuré et encadré du traitement médical.
Dans quelles pathologies l’exercice est-il utilisé ?
L’activité physique adaptée est désormais intégrée dans de nombreuses prises en charge.
🔹 Pathologies cardiovasculaires
Hypertension artérielle
Maladie coronarienne
Insuffisance cardiaque
Troubles du rythme
L’exercice améliore :
✔️ La fonction cardiaque
✔️ La tension artérielle
✔️ La capacité à l’effort
✔️ Le profil lipidique
Il réduit également le risque de récidive.
🔹 Pathologies métaboliques
Diabète de type 2
Syndrome métabolique
Obésité
L’exercice :
✔️ Améliore la sensibilité à l’insuline
✔️ Réduit la glycémie
✔️ Favorise la perte de masse grasse
✔️ Améliore le contrôle du poids
Il est aujourd’hui considéré comme un pilier du traitement du diabète.
🔹 Pathologies respiratoires
BPCO
Asthme
L’activité physique adaptée permet :
✔️ D’améliorer la tolérance à l’effort
✔️ De diminuer l’essoufflement
✔️ D’améliorer la qualité de vie
La réhabilitation respiratoire repose largement sur l’entraînement physique.
🔹 Pathologies locomotrices
Lombalgies chroniques
Troubles musculo-squelettiques
Arthrose
Contrairement aux idées reçues, le repos prolongé aggrave souvent ces situations.
Un programme adapté permet :
✔️ De renforcer la musculature
✔️ D’améliorer la mobilité
✔️ De diminuer la douleur
✔️ De restaurer la confiance dans le mouvement
Lutter contre le déconditionnement
Un des objectifs majeurs de l’exercice thérapeutique est de prévenir ou corriger le déconditionnement physique.
Lorsqu’une personne est malade :
Elle bouge moins
Elle perd du muscle
Son endurance diminue
Elle se fatigue plus vite
Ce phénomène crée un cercle vicieux :
Fatigue → moins d’activité → perte de capacité → plus de fatigue.
L’exercice permet de briser ce cycle.
Le cas particulier du cancer
Chez les personnes atteintes d’un cancer :
La maladie
Les traitements (chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie)
peuvent entraîner :
Fatigue importante
Fonte musculaire
Troubles métaboliques
Baisse des capacités fonctionnelles
L’activité physique adaptée permet :
✔️ De réduire la fatigue liée aux traitements
✔️ De préserver la masse musculaire
✔️ D’améliorer l’état psychologique
✔️ D’augmenter la qualité de vie
Certaines études suggèrent même une amélioration du pronostic dans certains cancers.
Comment adapter l’exercice ?
L’exercice thérapeutique doit être :
Individualisé
Progressif
Sécurisé
Supervisé si nécessaire
Il prend en compte :
La pathologie
Le stade de la maladie
Les traitements en cours
Les capacités physiques
Les contre-indications éventuelles
L’objectif n’est pas la performance, mais l’amélioration fonctionnelle.
Quels types d’exercices ?
Un programme complet combine généralement :
✔️ Endurance
Marche rapide, vélo, natation…
✔️ Renforcement musculaire
Travail progressif de la force pour limiter la fonte musculaire.
✔️ Mobilité et souplesse
Maintien de l’amplitude articulaire.
✔️ Équilibre
Important chez les personnes âgées ou fragilisées.
L’exercice : un médicament ?
On parle parfois de « l’exercice comme médicament ».
Comme un traitement, il possède :
Une posologie (fréquence, intensité, durée)
Des indications
Des contre-indications
Des effets secondaires potentiels s’il est mal adapté
Mais correctement prescrit, ses effets bénéfiques sont considérables et largement démontrés.
En résumé
L’exercice thérapeutique :
✔️ Complète les traitements médicaux
✔️ Améliore la qualité de vie
✔️ Réduit le risque de complications
✔️ Diminue le risque de récidive
✔️ Prévient le déconditionnement
L’activité physique n’est pas seulement un outil de prévention :
Elle est devenue un pilier essentiel de la prise en charge moderne des maladies chroniques.